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I’m In Heaven, I’m Certain by ~Victims-of-Knowledge
"Tout cela ne vaut pas le poison qui découle De tes yeux, de tes yeux verts Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers… Mes songes viennent en foule Pour se désaltérer à ces gouffres amers.”
 Le Poison - Charles Baudelaire

I’m In Heaven, I’m Certain by ~Victims-of-Knowledge

"Tout cela ne vaut pas le poison qui découle 
De tes yeux, de tes yeux verts 
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers… 
Mes songes viennent en foule 
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

 Le Poison - Charles Baudelaire

Just Breathe by *TakeMeToAnotherPlace
A lifetime is not what is betweenThe moments of birth and death.A lifetime is one momentBetween my two little breaths.The present, the here, the now,That’s all the life I get.I live each moment in full,In kindness, in peace, without regret.
Chade Meng, Taoist poet

Just Breathe by *TakeMeToAnotherPlace

A lifetime is not what is between
The moments of birth and death.
A lifetime is one moment
Between my two little breaths.
The present, the here, the now,
That’s all the life I get.
I live each moment in full,
In kindness, in peace, without regret.

Chade Meng, Taoist poet

(by Lee Jeffries)
Que m’importe que tu sois sage ?Sois belle ! et sois triste ! Les pleursAjoutent un charme au visage,Comme le fleuve au paysage ;L’orage rajeunit les fleurs.
Extrait de Madrigal triste, Les fleurs du mal Charles Baudelaire

(by Lee Jeffries)

Que m’importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L’orage rajeunit les fleurs.

Extrait de Madrigal triste, Les fleurs du mal 
Charles Baudelaire

(by øndun)
Je suis perdu, vois-tu,Je suis noyé,Inondé d’amour;Je ne sais plus si je vis,Si je mange,Si je respire,Si je parle;Je sais que je t’aime.
— Alfred de Musset 

(by øndun)

Je suis perdu, vois-tu,
Je suis noyé,
Inondé d’amour;
Je ne sais plus si je vis,
Si je mange,
Si je respire,
Si je parle;
Je sais que je t’aime.

— Alfred de Musset 

the potter

elina-astra:

Your whole body is
A glass of wine
Or sweetness destined for me.
When I raise my hand,
I find in every place a dove
Seeking for me,
As if, my love,
You were made of clay
For my very hands of a potter.
Your knees, your breasts,
Your waist,
Disappear in me like in a hollow
Of a thirsting earth
Where they lose
A form,
And together
We become like a single river,
Like a single grain of sand.


Pablo Neruda


I want you to know
one thing.

You know how this is:
if I look
at the crystal moon, at the red branch
of the slow autumn at my window,
if I touch
near the fire
the impalpable ash
or the wrinkled body of the log,
everything carries me to you,
as if everything that exists,
aromas, light, metals,
were little boats
that sail
toward those isles of yours that wait for me.

Well, now,
if little by little you stop loving me
I shall stop loving you little by little.

If suddenly
you forget me
do not look for me,
for I shall already have forgotten you.

If you think it long and mad,
the wind of banners
that passes through my life,
and you decide
to leave me at the shore
of the heart where I have roots,
remember
that on that day,
at that hour,
I shall lift my arms
and my roots will set off
to seek another land.

But
if each day,
each hour,
you feel that you are destined for me
with implacable sweetness,
if each day a flower
climbs up to your lips to seek me,
ah my love, ah my own,
in me all that fire is repeated,
in me nothing is extinguished or forgotten,
my love feeds on your love, beloved,
and as long as you live it will be in your arms
without leaving mine.

- Pablo Neruda

Et j’ai  prouvé mon amour avec des mots. A quelle créature fantastique me  suis-je confié, dans quel monde douloureux et ravissant mon imagination  m’a-t-elle enfermé ? je suis sûr d’avoir été aimé dans le plus mystérieux des domaines, le  mien. Le langage de mon amour n’appartient pas au langage humain, mon  corps  humain ne touche pas à la chair de mon     amour. Mon imagination amoureuse et toujours assez constante et  assez haute pour que nul ne puisse tenter de me convaincre d’erreur.
 A la fenêtre — Paul Éluard

Et j’ai prouvé mon amour avec des mots. A quelle créature fantastique me suis-je confié, dans quel monde douloureux et ravissant mon imagination  m’a-t-elle enfermé ? je suis sûr d’avoir été aimé dans le plus mystérieux des domaines, le mien. Le langage de mon amour n’appartient pas au langage humain, mon corps  humain ne touche pas à la chair de mon amour. Mon imagination amoureuse et toujours assez constante et assez haute pour que nul ne puisse tenter de me convaincre d’erreur.

 A la fenêtre — Paul Éluard

(Source: laprostitution)

Et un sourire — Paul Éluard

La nuit n’est jamais complète 
Il y a toujours, puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin 
Une fenêtre ouverte 
Une fenêtre éclairée 
Il y a toujours un rêve qui veille 
Désir à combler, faim à satisfaire 
Un coeur généreux 
Une main tendue, une main ouverte 
Des yeux attentifs 
Une vie, la vie à se partager

 

Le désespoir n’a pas d’ailes, L’amour non plus, Pas de visage, Ne parlent pas, Je ne bouge pas,Je ne les regarde pas,Je ne leur parle pasMais je suis bien aussi vivant que mon amour[et que mon désespoir.]Nudité de la vérité « Je le sais bien » - Paul Éluard

Le désespoir n’a pas d’ailes,
L’amour non plus,
Pas de visage,
Ne parlent pas,
Je ne bouge pas,
Je ne les regarde pas,
Je ne leur parle pas
Mais je suis bien aussi vivant que mon amour
[et que mon désespoir.]

Nudité de la vérité « Je le sais bien » - Paul Éluard




scotomisation:

Attendre ses premiers mots après, le poème qui vient clore l’homme qu’il est.
Sous la peau des ténèbres Tous les matins je dois Recomposer un homme Avec tout ce mélange De mes jours précédents Et le peu qui me reste De mes jours à venir. Me voici tout entier, Je vais vers la fenêtre. Lumière de ce jour, Je viens du fond des temps, Respecte avec douceur Mes minutes obscures, Epargne encore un peu Ce que j’ai de nocturne, D’étoilé en dedans Et de prêt à mourir Sous le soleil montant Qui ne sait que grandir.
Jules Supervielle - Encore frissonnant…

scotomisation:

Attendre ses premiers mots après, le poème qui vient clore l’homme qu’il est.

Sous la peau des ténèbres
Tous les matins je dois
Recomposer un homme
Avec tout ce mélange
De mes jours précédents
Et le peu qui me reste
De mes jours à venir.
Me voici tout entier,
Je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour,
Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Epargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne,
D’étoilé en dedans
Et de prêt à mourir
Sous le soleil montant
Qui ne sait que grandir.

Jules Supervielle - Encore frissonnant…